L’âge de la terre : des milliers ou des milliards d’années ?

Imaginez le cadran d’une montre dont les 12 heures vont représenter 5 milliards d’années, le temps d’existence supposé de la terre. À zéro heures, l’apparition de la terre. 1 ½ milliard d’années plus tard, on voit apparaitre la première cellule, sur notre montre il est alors 3 heures 40 minutes. Les premiers mollusques apparaissent à 8 heures, il y a 500 millions d’années. À 11 heures vont apparaitre les dinosaures, il y a 230 millions d’années. À 11 heures 40 minutes, il y a 65 millions d’années, fin des dinosaures et apparition des petits rongeurs, qui vont supposément ouvrir la voie à l’homme. À 11 heures 55 minutes, l’Australopithèque, à 11 heures 59 minutes, le Cro-Magnon, l’homme moderne. À midi moins dix secondes est l’an zéro de notre ère. Midi, c’est aujourd’hui. Telle est la ligne du temps mise de l’avant par les évolutionnistes et religieusement acceptée & enseignée de nos jours. L’histoire humaine se résumerait à une petite minute sur douze longues heures, un laps de temps insignifiant.

Au lieu de vérifier si ces affirmations évolutionnistes sont avérées, certains catholiques tentent de réconcilier le récit biblique de la création avec la théorie de l’évolution, portant inhéremment incompatibles. De leur côté, certains juifs optent pour une thèse de la relativité du temps selon laquelle l’univers serait âgé de six mille ans mais paraisserait avoir des milliards d’années dans notre perspective. Ils se donnent du mal pour rien, car aucune preuve scientifique n’indique que la terre soit âgé de plus de six mille ans, plutôt l’inverse.

La datation radiométrique

Différentes méthodes de datation radiométrique/radioisotopique sont utilisées par les évolutionnistes pour mesurer l’âge de différents matériaux et indirectement celle de notre planète. Étant donné que les résultats de ces datations sont habituellement de l’ordre de plusieurs centaines de milliers, millions ou milliards d’années, les évolutionnistes les utilisent pour « confirmer » que la terre est aussi vieille qu’ils le voudraient. En réalité, ces méthodes ne sont nullement inefficaces car les résultats qu’ils produisent sont terriblement inconsistants. Conséquemment, et on ne peut considérer ces résultats comme des preuves scientifiques.

L’échantillon d’exemples suivant démontre l’inconsistance de la méthode du carbone (C-14) :

À l’Université de Californie à Berkeley, un des laboratoires de datation au radiocarbone le plus avancé au monde, des coquilles de mollusques vivants furent datés à 2300 ans. Un phoque fraichement tué fut daté à 1 300 ans. Des coquilles d’ascargots vivant furent datés à 27 000 ans. Une partie d’un mammouth fut daté à 29 500 ans et une autre partie du même mammouth à 44 000 ans. Une partie d’un bébé mammouth différent fut daté à 40 000 ans et une autre partie à 26 000 ans, mais le bois immédiatement autour de la carcasse fut daté à 9 500 ans. La patte arrière d’un mammouth de Fairbanks Creek fut daté à 15 380 ans, tandis que sa peau et sa chair furent datés à 21 300 ans. Deux mammouths découvers côte-à-côte à Colorado Creek firent datés respectivement à 22 850 et 16 150 ans. Des cranes d’homo erectus de Java, une espèce supposément disparue il y a 250 000 ans, furent répétitivement datés avec deux méthodes entre 53 000 et 27 000 ans (cela représente une marge d’erreur de 100 %). Une roche ramenée de la lune fut séparée en six morceaux et daté répétitivement, les âges varient entre 2.5 et 4.6 milliards d’années (encore une marge d’erreur de 100 %). Une autre roche lunaire fut datée plusieurs fois à des âges variant entre 10 000 ans et plusieurs milliards d’années. Un crane d’humain moderne fut daté à 230 millions d’années, soit en plein Triasique, ce qui est très problématique pour les évolutionnistes car selon eux l’homme moderne n’est apparu que beaucoup plus tard. Gardez en tête que ces exemple sont non-exhaustifs. Ils ne sont pas des cas isolés, mais la norme.

Puis voilà une citation du Creation Magazine (volume 30 numéro 2, printemps 2008, page 10) qui nous permet de comprendre que deux autres méthodes de datation souvent utilisées sont également non-fiables :

« Lorsque des pierres de basalte du Grand Canyon aux États-Unis furent datés il y a plusieurs années en utilisant la méthode potassium-argon (K-Ar), les âges donnés étaient d’environ 1.2 millions d’années. Toutefois, ces échantillons de basalte furent  récemment redatés en utilisant la nouvelle méthode argon-argon (Ar-Ar), les âges donnés allaient de 606 000 à 102 000 ans [marge d’erreur de mille pourcent], soit au maximum deux fois moins que les âges précédents ! Cela veut dire que toutes les datations K-Ar doivent être considérées suspectes jusqu’à ce qu’elles soient vérifiées avec la méthode Ar-Ar. Et comment les évolutionnistes peuvent-ils expliquer l’éparpillement des résultats Ar-Ar ? »

Des recherches très approfondies effectuées dernièrement ont aussi démontrés que diverses autres méthodes radiométriques (dont Rb-Sr, Sm-Nd et Pb-Pb) ne sont bonnes à absolument rien : Radiometric Dating and Old Ages in Disarray [Creation Ministries International].

Qu’en est-il des fossiles ?

Des millions d’années ne sont pas nécessaires pour qu’ils puissent se former, l’existence de fossiles ne peut donc pas servir d’objection à l’affirmation que la terre fait plus de six mille ans. Les objets peuvent se fossiliser en quelques décennies, voir moins encore si les conditions nécessaires sont présentes.

En voici des tonnes de preuves : preuve, preuve, preuve, preuve, preuve, preuve, preuve, preuve, preuve, preuvepreuve (voir Rocks forming in months), preuve (voir Fast fossils bug those long-agers), preuve (voir Making rapid rocks) et preuve (voir Rusty rock).

Les preuves scientifiques continuent de s’accumuler en faveur d’une terre jeune :

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A propos Tribonien Bracton

Chrétien. Réformé baptiste. Canadien français. Historien. Juriste.
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Un commentaire pour L’âge de la terre : des milliers ou des milliards d’années ?

  1. Durandal dit :

    Des dates erronées

    Quand une « date » n’est pas celle qu’on attendait, les chercheurs sont prompts à trouver des prétextes pour rejeter le résultat. Cette façon de raisonner a posteriori, qui est courante, montre bien que la datation radiométrique présente de sérieux problèmes. John Woodmorappe cite des centaines d’exemples de prétextes invoqués pour « expliquer » les dates erronées. Woodmorappe, qui a analysé plus de 500 publications portant sur la datation radio-isotopique, en a conclu que celle-ci est contaminée par toutes sortes de raisonnements circulaires et interprétations destinés à s’accorder avec les idées préconçues des chercheurs.

    Des chercheurs ont ainsi appliqué, dans le cas d’un fossile d’Australopithecus ramidus, un raisonnement postérieur à la datation. La plupart des échantillons de basalte les plus proches des strates fossilifères donnaient des dates d’environ 23 Ma (Mega annum, millions d’années) par la méthode argon-argon. Mais, d’après leurs croyances sur l’emplacement de ces fossiles dans le schéma évolutionniste, les auteurs décidèrent que c’était « trop vieux ». Ils allèrent donc chercher du basalte plus éloigné des fossiles et sélectionnèrent 17 échantillons sur 26 afin d’obtenir un âge maximal qui leur convenait, soit 4.4 Ma. Les neuf autres échantillons donnaient des dates beaucoup trop anciennes ; nos auteurs se dirent donc qu’elles devaient être contaminées et ils les écartèrent. Voilà comment fonctionne la datation radiométrique. Elle est très largement soumise à la conception d’une vieille Terre.

    Une histoire semblable entoure la datation du crâne de primate connu sous le sigle KNM‑ER 1470. Il a d’abord été daté de 212 à 230 Ma, ce qui, d’après les fossiles, était irréaliste (les humains « n’existaient pas encore »). Plusieurs autres tentatives furent entreprises pour dater les roches volcaniques de l’endroit. Au fil des années, on s’est finalement mis d’accord sur un âge de 2.9 Ma en raison de différentes études convergentes (bien que ces études aient divisé les résultats entre des résultats « bons » et des résultats « erronés », exactement comme pour l’Australopithecus ramidus susmentionné).

    Cependant, les idées préconçues sur l’évolution humaine eurent raison de l’âge « trop ancien » d’un crâne comme le #1470. Une étude sur des fossiles de porc trouvés en Afrique convainquit bien vite la majorité des anthropologues que le crâne #1470 était beaucoup plus récent. Une fois que ce fait fut largement accepté, d’autres études des roches ramenèrent l’âge à environ 1.9 Ma et de nouvelles études « confirmèrent » cette date. Voilà à quoi ressemble le jeu de la datation !

    Disons-nous ici que les évolutionnistes font exprès de manipuler les données pour obtenir les réponses qu’ils attendent ? Non, en général ce n’est pas le cas. Mais ce que nous disons, c’est que les observations doivent être conformes à un paradigme, à un modèle théorique qui prévaut, celui de l’évolution de la bactérie à l’homme pendant des temps infinis. Celui-ci est tellement ancré dans les esprits qu’il n’est jamais remis en question. C’est un « fait ». De telle sorte que toute observation doit venir confirmer ce paradigme. Inconsciemment, les chercheurs, « scientifiques objectifs » aux yeux du public sélectionnent les observations pour qu’elles s’accordent avec leur système de croyance fondamental.

    Pour les dates, vous avez une préférence ?

    Les formulaires envoyés par les laboratoires de radio-isotopes à ceux qui leur soumettent des échantillons demandent souvent une estimation de l’âge de l’échantillon. Pourquoi ? Si les techniques étaient absolument objectives et fiables, de telles informations seraient superflues. Les laboratoires savent que des dates anormales sont courantes et ils veulent s’assurer que les dates obtenues seront « correctes ».

    Les méthodes de datation radiométrique au banc d’essai

    Si les techniques de datation étaient réellement des moyens objectifs pour connaître l’âge des roches, elles devraient fournir des données concluantes pour des échantillons dont on connaît l’âge réel. En outre, différentes techniques devraient invariablement donner des résultats identiques.

    Les méthodes devraient être fiables pour des échantillons dont l’âge est connu

    Il y a beaucoup d’exemples où les méthodes de datation donnent des « dates » qu’on sait fausses, parce qu’on connaît l’âge des roches en question. L’un d’eux est la datation au K-Ar (potassium-argon) de cinq coulées de lave d’andésite du Mont Ngauruhoe, en Nouvelle-Zélande. Bien que l’on sache qu’une coulée de lave remonte à 1949, trois à 1954 et une à 1975, les « dates » obtenues vont de moins de 0.27 à 3.5 Ma.

    Avec le recul, on explique ; et on dit que c’est un excès d’argon du magma (roche en fusion) qui a été retenu dans la roche au moment de sa solidification. La littérature scientifique athée énumère de nombreux exemples d’excès d’argon qui donnent à des roches d’âge connu, des âges en millions d’années. Cet excès semble être dû au manteau supérieur, sous la croûte terrestre. Ce phénomène est en conformité avec l’hypothèse d’une Terre jeune, car l’argon n’a pas eu suffisamment de temps pour s’échapper. La question à se poser est pourquoi confier la datation de roches à une méthode dont on sait, pour lui avoir soumis des roches d’âge connu, qu’elle peut donner des dates complètement fausses ?

    D’autres techniques, telles que l’emploi des droites isochrones , font appel à des hypothèses différentes sur les conditions de départ. Néanmoins, la communauté scientifique est de plus en plus consciente que de telles techniques « 100 % sûres » sont également susceptibles de donner des dates « incorrectes ». Donc, là encore, les données sont « triées » en fonction de ce que le chercheur croit a priori sur l’âge de la roche.

    Le géologue Steve Austin a pris un échantillon de basalte dans des strates situées au fond du Grand Canyon et un échantillon de lave ayant débordé du canyon. Le schéma évolutionniste veut que cette dernière soit un milliard d’années plus jeune que le basalte au fond du canyon. Les isotopes ont été analysés par des laboratoires classiques : en utilisant la méthode de l’isochrone sur le système rubidium-strontium, la récente coulée de lave est plus vieille de 270 Ma que le basalte au fond du canyon, ce qui est impossible.

    Différentes techniques de datation devraient donner des résultats voisins

    Si les méthodes de datation sont un moyen objectif et fiable pour déterminer l’âge des échantillons, elles devraient donner des résultats qui s’accordent. Si un chimiste mesure la teneur en glucose du sang, toutes les méthodes valables donneront la même teneur (dans la limite de l’erreur expérimentale). Cependant, avec la datation radiométrique, les différentes techniques donnent souvent des résultats différents.

    Steve Austin, en étudiant les roches basaltiques du Grand Canyon, s’est aperçu que les différentes techniques donnent souvent des résultats très différents.

    Six essais Potassium-Argon : 10 000 ans à 117 Ma
    Cinq essais Rubidium-Strontium : 1 270 à 1 390 Ma
    Un essai Isochrone Rubidium-Strontium : 1 340 Ma
    Un essai Isochrone Plomb-Plomb : 2 600 Ma

    On peut, rappelons-le, invoquer toutes sortes de raisons pour expliquer les dates erronées, mais c’est de nouveau du raisonnement a posteriori. Des techniques objectives ne sont pas des techniques dont on écarte les résultats lorsqu’ils ne s’accordent pas avec des idées préconçues.

    En Australie, du bois trouvé dans du basalte de l’ère Tertiaire a clairement été enfoui dans la coulée de lave ayant donné cette roche. Sa carbonisation en est la preuve. Une analyse au carbone 14 a donné au bois une date d’environ 45 000 ans, tandis que le basalte, « daté » par la méthode au potassium-argon, remontait à 45 Ma !

    Les rapports isotopiques de cristaux d’uraninite provenant du gisement d’uranium de Koongarra, dans le Territoire du Nord de l’Australie, ont donné des âges isochrones plomb-plomb de 841 140 Ma. Ce résultat contraste avec un âge de 1550 à 1650 Ma obtenu d’après d’autres rapports isotopiques, et avec des âges de 275, 61, zéro, zéro et zéro Ma d’après les rapports thorium-plomb (232Th/208Pb) dans cinq grains d’uraninite. Ces derniers chiffres sont importants parce que les dates dérivées du thorium sont censées être plus fiables, le thorium étant moins mobile que les minéraux d’uranium, produits parents des isotopes de plomb dans le système plomb-plomb. Récemment, un échantillon de bois trouvé dans des roches du Trias moyen, étage vieux, paraît-il, de 230 Ma, a donné une date par analyse au carbone de 33 720 430 ans (soit sept fois plus jeune que l’âge supposé du Trias moyen). Les vérifications d’usage ont montré que la date au Carbone 14 n’était pas due à une contamination et qu’elle était donc « valable ». La radiométrie a décidément du plomb dans l’aile.

    Référence : Steve AUSTIN et al., Grand Canyon : Monument to Catastrophe, Dallas, Institute for Creation Research, 1994, 284 pages.

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