Conception intelligente et complexité irréductible

La lecture de cet article vous emporte inconsciemment dans un processus extraordinaire. Des photons de lumière, réfléchis par la page, traversent la cornée de votre oeuil. Ces petits paquets d’énergie, que le cristallin concentre sur la rétine à l’arrière de l’oeuil, déclenchent une séquence complexe de réactions chimiques au niveau des récepteurs photosensibles — bâtonnets et cônes composant la rétine — lesquels émettent à leur tour des impulsions électriques vers le cerveau. Celui-ci, appliquant un processus incompris des scientifiques, traduit ces impulsions en une image mentale.

Des scientifiques comme Michael J. Behe [profil académique / blogue sur Amazon], Michael J. Denton et William Dembski emploient le terme « complexité irréductible » pour exprimer l’argument de base à l’encontre de la théorie de l’évolution de Charles Darwin. À la page 39 de son livre L’Origine des espèces, Darwin signala lui-même un moyen de réfuter son analyse : « Si on pouvait démontrer qu’un organe complexe quelconque a existé sans qu’il ait pu s’être formé par une longue série de légères modifications, ma théorie s’effondrerait complètement. » Les scientifiques définissent une complexité irréductible comme étant « un système isolé, composé de plusieurs parties en interaction, adaptées les unes aux autres afin de participer à la fonction élémentaire de sorte que le retrait de l’une d’elles provoque l’arrêt effectif du fonctionnement de l’ensemble ».

On peut prendre la tapette à souris comme exemple de système simple, quoiqu’irréductiblement complexe. Elle ne comprend que cinq pièces et quelques fixations ; pourtant, chaque pièce doit être disponible pour que le piège opère. Elles doivent non seulement être toutes présentes, mais aussi à la dimension appropriée et à la position correcte, tout en ayant des propriétés particulières leur permettant de remplir leur fonction au sein du système : le ressort doit être capable de fermer le marteau suffisamment fort pour tuer une souris ; quant au socle, il faut qu’il soit assez rigide pour tenir le marteau en position, une fois le piège installé, etc.

Le problème de la théorie de l’évolution réside dans son incapacité à expliquer comment toutes les pièces d’un système irréductiblement complexe ont pu s’assembler d’un seul coup dans la configuration exacte nécessaire pour assurer une fonction spécifique. Si un système d’une complexité irréductible n’a pas toutes ses pièces, il ne fonctionne pas ; s’il ne fonctionne pas, il n’apporte rien à l’organisme ; dans bien des cas, sans un système opérant correctement, l’organisme ne pourrait pas survivre. Il faudrait donc que tous les composants d’un système irréductiblement complexe apparaissent au même moment. En d’autres termes, un tel système ne pourrait pas se former par « une longue série de légères modifications ». C’est précisément dans ce cas que Darwin admettait que sa théorie « s’effondrerait complètement ».

Source : Intelligence de conception [Fondation Vision]

Les systèmes irréductiblement complexes sont omniprésents dans la nature. En fait, toutes les cellules contiennent des centaines de milliers de machines moléculaires ultra-sophistiquées…

  • Tout être vivant sur terre est fait de cellules d’un centième de millimètre (au nombre de 100 trilliards en moyenne pour les humains).
  • La cellule est composée de milliers de parties minuscules travaillant ensemble harmonieusement. Sa survie dépend de l’existence simultanée de toutes ces organelles. Une telle synchronisation ne peut être le fruit d’une coïncidence.
  • À ce jour, même les laboratoires les plus sophistiqués n’ont pas réussis à produire une seule cellule vivante à partir d’une matière inerte… et des générations de scientifiques y travaillent depuis des décennies !
  • Le noyau de la cellule contient la molécule d’ADN. La moindre détail physiologique et psychologique des êtres vivants sont codés dans cette molécule.
  • Si nous tentions d’écrire toute l’information stockée dans l’ADN, il faudrait plusieurs millions de pages, plus précisément 40 fois la taille de l’Encyclopédie Britannica !
  • Cette masse considérable d’information est stockée dans un minuscule noyau d’un millième de millimètre.
  • Les calculs montrent qu’une chaine d’ADN de la taille d’une cuillère à thé aurait la capacité de compiler tous les livres & parchemins rédigés pendant tout les 5500 ans de l’histoire de l’écriture humaine.

Source : le documentaire La chute du Darwinisme.

Il est évident que cette étonnante organisation ne peut être le résultat du hasard. La théorie de l’évolution, qui défend l’idée que la vie est le résultat d’une succession d’événements fortuits, est incapable d’expliquer l’incroyable complexité de la vie. La vie est clairement la création d’une main parfaite ; et son Créateur est nécessairement un Créateur aux pouvoirs, à la connaissance et à la sagesse éternelle.

Voici une animation 3D faite par l’Université Harvard et BioVisions qui nous permet de jeter un coup d’oeuil sur la complexité inhérente d’une seule cellule dont l’être humain est fait (lien direct) :

Fred Hoyle affirma dans la revue Nature en novembre 1981 qu’« il y a autant de chances que la vie ait émergée par hasard que de chances qu’une tornade balayant un entrepôt d’un chiffonier ferrailleur assemble un Boeing 747 à partir des matériaux s’y trouvant. » Bien évidemment, même si l’on répète l’exercice des milliard de fois par jour pendant des milliards d’années durant, un Boeing 747 n’apparaitra jamais à la suite du mélange pêle-mêle de matériaux de ferraille !

Ravi Zacharias ajoute [1] :

Dans Medusa and Snail (La méduse et l’escargot), Lewis Thomas fait à propos de la structure riche en informations du gène humain le commentaire suivant : « La seule existence de cette cellule devrait constituer l’un des plus grands sujets d’étonnement de la terre. »

[…]

S’exprimant à propos de cette même cellule humaine, Chandra Wickramasinghe, professeur de mathématiques appliquées à l’Université de Cardiff au Pays de Galles, affirma que « la probabilité statistique de formation [par hasard], ne serait-ce que d’une seule enzyme, composante du gène, lui-même composante de la cellule, est de 1 sur 1 040 000 ». La traduction de ce chiffre nécessiterait davantage d’efforts pour la formation d’une enzyme qu’il n’existe d’atomes dans les étoiles de toutes les galaxies de tout l’univers connu. […] Comment l’univers, qui s’est développé à partir de rien, attribue-t-il à chaque brin d’ADN suffisamment d’informations spécifiques pouvant couvrir six cent mille pages d’informations à partir de rien ?

Ce n’est pas seulement les cellules qui sont irréductiblement complexes, les systèmes fonctionnels plus larges de nombreux êtres vivants au complet le sont aussi. La nature regorge d’exemples de créatures irréductiblement complexes. En voici quelques-uns parmi des myriades…

  1. le scarabée bombardier
  2. tous les oiseaux volants
  3. le guépard
  4. le gnou
  5. le dauphin
  6. le chameau
  7. la bécasse
  8. l’ornithorynque
  9. le green sea slug

Un exemple de conception intelligente des plus frappant est la sorte de papillons connue sous le nom de Attaclus atlas :

Vous avez sans doute remarqués que ses ailes ressemblent énormément à des têtes de serpents. Un effet tridimensionnel est même créé grâce à la disposition précise des pigments colorés. Cela lui a valu le nom de « papillon cobra ». Comment ces papillons ont-ils pu évoluer en images si parfaites de serpents sur leurs ailes par la chance aléatoire (ou même par la sélection naturelle) ? Aucun mécanisme naturel ne peut expliquer qu’un insecte reproduise sur ses ailes des images tellement parfaites d’un reptile alors que ces deux espèces sont totalement distinctes ! Ce papillon est une attestation irréfutable de l’existence d’un Dieu créateur. Croire que ces papillons ont « évolués » en photocopies ambulantes de cobras par pur hasard, c’est vraiment se mentir à soi même, se faire des illusions. Seul un facteur surnaturel peut expliquer ce miracle de la vie : une force divine intelligente qui a conçu tout l’univers.

Étant donné que ces créatures portent les marques d’une fabrication externe, on dit qu’elles sont des « conceptions intelligentes ». Nous déterminons logiquement que le Concepteur qui les a conçu doit inévitablement avoir les caractéristiques divines suivantes :

  1. il est immatériel (il est surnaturel)
  2. il est omniscient (qui sait tout)
  3. il est omnipotent (qui peut tout faire)

Bref, une entité Toute-Puissante qui est « derrière » le cosmos, ce qu’on appel en français Dieu.

Évidemment, ça prend une certaine dose de foi pour admettre l’existence d’un Être Supérieur dans l’Au-delà. Cependant, face à la quantité impressionnante d’évidence scientifique attestant son existence, y croire est tout à fait rationnel — ne pas y croire est irrationnel. En fait, je dirais qu’il faut plus de foi pour être un théiste que pour être un non-théiste.

[1] Ravi ZACHARIAS, Jésus et les autres divinités, Nîmes, Éditions Vida, 2002, pages 92-94.

Publicités

A propos Tribonien Bracton

Chrétien. Réformé baptiste. Canadien français. Historien. Juriste.
Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s